mardi 20 septembre 2011
Dans la bouilloire- 03 juin 2007
Dans une heure, Paris, merci mon Dieu.
Ecrire à la manière de Michel Vieuchange: mal au crâne insidieux, ainsi qu'à mon beau pirate, fatigue extrême, yeux piquants, nez irrité, courants d'air glacé dans les reins, les épaules, les autres endroits improbables.
"Fais moi une liste exhaustive des endroits chatouilleux."
Pas amoureuse.
Mais apprivoisant la tristesse, cultivant le manque, car ce sont là les attributs de la vie.
Je ne maîtrise ni la frustration ni l'ennui.
Et ai compris, enfin, ai confirmé que pour me trouver pépillante et gaie, il fallait m'avoir sortie de la prostration. Je suis venue à toi, Nicolas, tu vas pouvoir m'écouter bavasser longuement.
Ecrire à la manière de Michel Vieuchange: mal au crâne insidieux, ainsi qu'à mon beau pirate, fatigue extrême, yeux piquants, nez irrité, courants d'air glacé dans les reins, les épaules, les autres endroits improbables.
"Fais moi une liste exhaustive des endroits chatouilleux."
Pas amoureuse.
Mais apprivoisant la tristesse, cultivant le manque, car ce sont là les attributs de la vie.
Je ne maîtrise ni la frustration ni l'ennui.
Et ai compris, enfin, ai confirmé que pour me trouver pépillante et gaie, il fallait m'avoir sortie de la prostration. Je suis venue à toi, Nicolas, tu vas pouvoir m'écouter bavasser longuement.
Donc, satisfaite.
Et peut-être même un peu plus.
Envie d'encore, mais on va rester calmes.
C'est la loi du sort, Hector.
Etre dans la balance n'est déjà pas si mal.
Pleurer
Pas grand chose à faire, pas grand chose à penser.
Du coup petit fantasme qui ne mène pas encore très loin.
Au petit matin, agressive et en envie de
solitude, en réalité juste mal réveillée par la nuit sous la lune, elle partit
donc seule vers la mer, disant n'avoir aucune envie d'aller se coucher, et les
deux premières marches en béton descendues, se mit aussitôt à trembler de la
lèvre inférieure, telle l'enfant perdue qu'elle avait envie d'être, sanglotant,
madone de quatre ans, fragile et de tous abandonnée- je suis seule ce soir, ils m'ont laissée
tomber, je les aime, mais qui aimè-je? le regard perçant, le kimono géant? que
je m'en vais lasser ô combien rapidement, puisque tous, chacun, après les uns,
les autres, s'épuisent ou partent, ou ne s'intéressent plus ou-- ou-- ou-- ou
oui, pleure, pleure, petite fille délaissée, oh oui pleure, pauvre âme, pauvre
esseulée, belle enfant triste...
Nul ne
viendra te consoler...
Mais les larmes ne coulent pas, et elle sait
qu'il est faux, son cinéma, que pas triste, simplement fatiguée, et que les
hommes qu'elle aime, s'ils demeurent en son coeur, y vivent en âmes aimantes,
de loin, veillant au grain, et qu'il n'y a pour l'instant pas à s'en occuper,
car qui vivra verra, qu'ils sont là, dans sa vie, quelque part, et cette seule pensée réconforte et réjouit,
car qui vivra verra, qu'ils sont là, dans sa vie, quelque part, et cette seule pensée réconforte et réjouit,
que finalement pas pleure, folle enfant
fatiguée, car tu es entourée,
et le rocher contre ton dos, doux
vendredi 16 septembre 2011
Bleu
Le drap bleu le long de la fenêtre devenait doucement, tout doucement, une toile enchantée, quelque chose d’oriental, qui serait venu de loin, un village à même la roche bleue d’une falaise merveilleuse,
constellée de pierres précieuses, de milliers de minuscules masques africains
violacés…
Normalement, elle aimait la montée en puissance, le pic, le cap, la
péninsule; mais avec lui, le début, la fin, le pendant le longtemps le tout, le
wooo le waaa le chabada:
Son corps est le sien, elle sait plus qui elle est, des couleurs, des images, des idées la transportent, elle est une vendeuse de crayons dans un magasin plein de couleurs, elle habite une station de métro taggée d'un arc en ciel, elle est… avec un arbre, sans doute, déguisé en homme, quel était ce conte africain déjà?
Son corps est le sien, elle sait plus qui elle est, des couleurs, des images, des idées la transportent, elle est une vendeuse de crayons dans un magasin plein de couleurs, elle habite une station de métro taggée d'un arc en ciel, elle est… avec un arbre, sans doute, déguisé en homme, quel était ce conte africain déjà?
Elle est tout ça.
mercredi 14 septembre 2011
When you are but a frog
Serais-je une grenouille?
A focking frog?
Je ne comprends rien à cette jungle mais vais m'y perdre avec délice... Emportée... Enfin...
Tout d'un coup, à l'extrémité de mes doigts, de mes mains, des puits de désir et d'envie, surfaces enchantées, délices inassouvis, soif puissante et tactile qui transforme tout ce qu'on touche en... en or?
Non, ce n'est pas là du métal froid mais... de la soie? vivante pourtant, et animée...
un corps, une peau, de la chair
un horizon large et ouvert
une avalanche, une cascade
la vie, l'amour, la cavalcade
Devenue une grenouille enchantée!
On m'a changé, on m'a ravie
Je découvre, mûe, ébahie, un enchantement indécent,
un fol élan, trouble, choquant
un fol élan, trouble, choquant
Je ne comprends rien à cette jungle mais vais m'y perdre avec délice... Emportée... Enfin...
mardi 13 septembre 2011
vendredi 9 septembre 2011
Seil Tänzerin
Ca me tombe dessus. Mon ventre noué s'ouvre. De la chaleur.
Oh non...
Oh non...
Je me l'étais pas dit, me l'étais pas avoué. Mais c'est là, que veux-tu, pauvre âme, pauvre enfant... Tu peux pas lutter...
- I don't know.
Je sais que je mens.
Et j'entends à nouveau ses "I don't know" à lui.
- Amélie, if you don't know, it means you are...
Petit frère arbre, je te vois. Petit frère arbre, ce n'est pas fini...
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